Traité de Lisbonne: un nouveau départ?
En 50 ans, l’Europe a changé, le monde dans lequel nous vivons aussi !
De nouveaux enjeux s’invitent au débat, les nouvelles puissances économiques que sont la Chine et l’Inde, et, plus proches : le changement climatique, la crise financière et donc économique, qui donne toute sa valeur à l’exigence d’une Europe solidaire.
L’Europe doit être à la hauteur, encore faut-il lui en donner les moyens.
Cette réflexion-là a donné lieu à la proposition de Traité Constitutionnel en 2003. Ce fut l’échec. Les raisons furent multiples : trop ceci, pas assez cela, un débat déséquilibré entre un grain d’Europe et le poids des enjeux nationaux, notamment la peur, attention au plombier polonais, le pauvre !
Ayant entendu, la sagesse des Etats était de reprendre le sujet. A l’initiative de la France, ce fut le Traité de Lisbonne en 2007.
Que propose ce Traité ?
- La fin de la décision à l’unanimité dans de nombreux domaines au profit de la majorité qualifiée, la construction d’une Europe politique forte de ses cinq cents millions d’habitants ! pour parler à la Russie ou aux Etats-Unis, de nouvelles compétences : l’énergie, les catastrophes naturelles, et la charte des droits fondamentaux qui devient le droit actif de chaque citoyen.
- Mais aussi la construction d’une Europe sociale, attachée aux services d’intérêt général, proche des territoires et des gens.
- Celle-ci, indispensable en temps de crise, posera le modèle social européen, protecteur, en harmonie avec l’Europe économique, indispensable au développement.
- Les députés nationaux pourront intervenir plus tôt dans le débat. Le rôle du Parlement européen sera renforcé.

- Le Traité de Lisbonne crée aussi le droit d’initiative citoyenne qui permet à un groupe d’un million d’Européens, ce qui est peu, (par ex l’Aquitaine a 5 millions d’habitants…) de demander à la Commission Européenne de faire une proposition législative sur un sujet donné !
23 pays sur 27 ont adopté le Traité. L’Allemagne et la Pologne poursuivent le processus de ratification. Les positions de l’Irlande, qui a dit non, et celle de la République Tchèque figent pour l’instant la situation.
Pourtant, le Traité de Lisbonne laisse les pays exister, vivre, légiférer c’est une Union des Etats qui conservent leurs cultures. Mais cette nouvelle union crée une sécurité commune et partagée. C’est une belle audace collective dans le droit fil de celle des « Pères fondateurs » de l’Europe.
- Le Traité de Lisbonne crée aussi le droit d’initiative citoyenne qui permet à un groupe d’un million d’Européens, ce qui est peu, (par ex l’Aquitaine a 5 millions d’habitants…) de demander à la Commission Européenne de faire une proposition législative sur un sujet donné !








