Articles tagués : Agen


mar 01 2010

Formes d’habitat intergénérationnel

Pour faire suite à un article paru dans la Dépèche à propos des nouvelles formes d’habitat pour les personnes âgées, je vous propose ci-dessous quelques précisions sur les différentes formes d’habitat intergénérationnel que l’on peut trouver.

L’habitat partagé, est le plus satisfaisant lorsque la personne âgée et celle qui l’est moins, un étudiant par exemple, partagent les mêmes habitudes d’usage du logement. Il doit surmonter les inconvénients de la qualification de l’aide apportée par le co-logé, mais 3000 succès en France montrent que cela marche.

Mais il y a d’autres formes, des personnes qui décident de partager leur vie et des services. Cette initiative appartient à chacun sans nécessiter un cadre réglementaire.

Et puis il y a l’habitat intergénérationnel aménagé : un cadre, des espaces communs, des services organisés, en faisant vivre un voisinage de jeunes et de moins jeunes.

L’habitat intergénérationnel, c’est poly forme, sans rêver plus sur celle-ci ou sur telle autre. Le seul rêve est pour le plus grand nombre de trouver une place confortable dans un domicile où il se sente bien.


fév 04 2010

Vœux, galettes et projets de quartier

Moment de convivialité, salle Canal, pour les habitants du « 1 ». La nouvelle année est sur les rails. Photo Morad Cherchari

Moment de convivialité, salle Canal, pour les habitants du « 1 ». La nouvelle année est sur les rails. Photo Morad Cherchari

Un petit bisou par-ci, une franche poignée de mains par-là, un petit mot à celui-ci, un coup d’œil protecteur au bébé qui court vers l’escalier… elle est comme ça la trépidante présidente du quartier « 1 », Muriel Boulmier. Avec son équipe, elle avait invité les habitants du quartier, jeudi soir, à partager la galette des Rois, prétexte à une plongée supplémentaire dans le quotidien de ces Agenais du centre-ville.

Après les vœux, vite expédiés, la présidente présentait le préprojet proposé au maire le 23 octobre dernier. En vrac, la pose de bancs place des Laitiers afin « d’éviter de payer pour s’asseoir », la signalisation des bornes Wifi, « que les toilettes publiques soient fléchées, nettoyées ». Elle saluait en passant l’action de Gisèle, « la fille de Madame Pipi » qui vient de lancer une pétition sur ce sujet.

De bons rapports avec les autres quartiers

En collaboration avec l’association Vélocité, le quartier « 1 » mène une réflexion sur les parkings à vélos. Pour les beaux jours, un film sera diffusé place Lapeyrusse, en plein air.

Le choix s’est porté sur un classique du cinéma national : « Les Tontons flingueurs ». « Nous distribuerons les dialogues et il est très possible que les élus du quartier enfilent des costumes d’époque ».

Pour ce qui est de l’embellissement de la façade du marché-parking « nous nous y attellerons à partir de 2011 » précisait Muriel Boulmier. Les discussions se poursuivent avec les quartiers adjacents afin qu’il y ait cohérence et continuité. La place Lapeyrusse, remarquablement réaménagée, en est un parfait exemple. Le carré laissé libre devant l’ancienne maison des syndicats, rue Montesquieu, devra être reformaté. « Il me semble qu’un passage, une voûte ou une agora serait du plus bel effet » laisse entendre la présidente.

Article paru le mercredi 20 Janvier 2010 dans LaDépèche.


jan 04 2010

Les « Fées du sport » roulent à bicyclette

Les «Fées du sport» ont livré leurs bicyclettes. Photo DDM,

Association. Elles récupèrent des vieux vélos et les redistribuent à des femmes et des enfants.

Un enfant heureux ne dit pas grand-chose. Il ouvre grand ses yeux et son visage illumine la pénombre d’une fin de journée d’hiver par un sourire majuscule. Un enfant heureux dit quand même merci. Et se prend à rêver de balade sur sa nouvelle bicyclette. Ne dites pas, par contre, à Muriel Boulmier que ces vélos, là, sont des bicyclettes d’occasion. « Ce sont des vélos à histoires. » Et d’ailleurs la rénovation est plus que parfaite : les éléments de sécurité sont présents (klaxons, freins, lumière) ; les pneumatiques peuvent repartir pour des milliers de kilomètres sur les routes de Villeneuve. « Notre action au-delà de sa philosophie propre s’inscrit aussi dans le développement durable puisque nous prolongeons la durée de vie de bicyclette et puis dans le social avec un atelier d’insertion qui emploie des personnels pour remettre les vélos en état. » Créée en 2008 l’association « Les Fées du sport » a pour but, « le soutien à la pratique sportive féminine. » Rien à voir quand même avec une structure qui préparerait les femmes de Villeneuve (maintenant) et d’Agen (avant) à la compétition cycliste. « On parle d’activité physique mais aussi de moyen de locomotion peu cher pour les loisirs et… le travail. »

L’association récolte les vélos dans des points d’accueil, « il n’y en a qu’un pour l’instant place de la Cathédrale à Agen nous espérons en ouvrir un deuxième à Villeneuve. Nous y récupérons des vélos non utilisés. » En une année plus de 150 vélos ont été récupérés et reconfigurés grâce à des partenariats avec des entreprises comme GDF ou grâce à La Poste qui recycle ainsi les vieux vélos des préposés au courrier. « Nous avons reçu aussi la Bourse de l’initiative du conseil régional d’Aquitaine. » Après une première distribution à Agen, l’association « Fées du sport » vient de se déplacer à Villeneuve pour remettre plus de 60 bicyclettes. « Comme il y avait plus de 80 demandes, nous avons dû organiser un jury pour choisir les bénéficiaires de l’opération. »

Si les enfants heureux ne disent pas grand-chose, les mamans, heureuses aussi, comprennent tout le sens de l’action des « Fées du sport ». Sûr, ces vélos-là feront l’objet de soins très attentifs.

Article paru le jeudi 25 Décembre 2009 dans LaDépèche.


déc 24 2009

Ça roule grâce aux fées

Muriel Boulmier (à gauche), présidente de l'association Fées du sport, était lundi à Villeneuve pour remettre une quinzaine de vélos. Le petit Ryan n'a pas gâché son plaisir. (Photo t. ma.)

Fées du sport a offert une quinzaine de vélos retapés à des Villeneuvois souvent démunis

«Attention : ce ne sont pas des vélos d’occasion. Ce sont des histoires. » Muriel Boulmier, présidente de Fées du sport, est terriblement attachée à la nuance. Son association, agenaise, s’est rendue lundi à Villeneuve pour offrir une quinzaine de deux-roues, essentiellement à des femmes et des enfants n’ayant pas la possibilité de s’en acheter.

Née au début de l’année 2008, Fées du sport se donne pour mission de valoriser la pratique physique auprès des femmes. Mais l’association s’offre des détours sur le terrain de la solidarité, ce qui apparaît comme tout sauf une mauvaise idée.

« Seconde vie »

Les cycles ont été récupérés au travers de « dépôts vélos », où n’importe qui pouvait remettre son vieux compagnon de route : « Les gens jouent le jeu, contents de savoir que leur vélo va profiter d’une seconde vie », raconte la présidente. L’association s’est ensuite chargée de les réparer (si nécessaire) et de les nettoyer.

« On choisit prioritairement de les remettre à des gens qui en ont besoin pour travailler ou pour mener leurs activités, ceux qui nous expliquent dans leur dossier qu’ils n’ont pas de moyens de déplacement. » C’était le cas d’une des bénéficiaires de ce cadeau, remis à une poignée de jours de Noël.

Cette Villeneuvoise, installée en HLM, n’a pas le permis et son travail la conduit de domicile en domicile, l’amenant à parcourir pas moins de 14 kilomètres par jour. Une amie lui prêtait son deux-roues jusqu’alors : « J’ai regardé pour m’en acheter un. Mais c’était trop cher », raconte-t-elle. Une mère de famille a également pu repartir avec un vélo pour chacun de ses enfants.

Encore du stock

Pour l’année 2009, Fées du sport a pu offrir une centaine de bicyclettes. Elle a encore du stock : 150 engins attendent d’être reliftés. Mais l’association retape au fur et à mesure de ses possibilités.

Et la structure envisage d’organiser un dépôt vélos à Villeneuve, probablement au printemps.

Pour contacter l’association, téléphoner au 05 53 77 50 73 ou écrire à feesdusport@yahoo.fr

Article paru le jeudi 24 Décembre 2009 dans le Sud Ouest.


déc 22 2009

Grand emprunt et sommet de Copenhague

Des grandes nouvelles de la semaine, je retiendrai l’absolue nécessité de ne pas construire des espoirs si leurs réalisations sont incertaines.

Centre Universitaire d'Agen

Centre Universitaire d'Agen

Le grand emprunt : Plusieurs mois de débat, des propositions qui filtrent, et enfin les décisions. L’une emblématique, le financement des Universités. Si je choisis ce raccourci, c’est parce que c’est ainsi que les jeunes l’ont entendu. Ça fait bien longtemps que l’actualité politique ne les avait pas interpellés.

En ce qui me concerne j’en suis heureuse. A nous maintenant de leur montrer qu’ils ont raison de croire.

Copenhague : combien de temps que rêves et espoirs se partagent pour savoir vers quel horizon ce sommet nous conduira enfin, tous d’accord autour d’un vrai projet pour le Monde.

En France, le Grenelle de l’environnement nous avait préparé, en mixant réflexion, concertation, proposition et même réglementation avec des objectifs précis.

Et puis voilà, Copenhague, c’est se confronter à la réalité du monde, à sa diversité, notamment d’intérêts et donc de préoccupations. La frustration qui s’est exprimée est à la hauteur des espoirs qui s’étaient cristallisés.

Logo J'éco-gère, mon logement, ma planete
Pourtant, même si je regrette qu’une politique commune n’ait pas pu être offerte, même si je regrette que l’organisation n’ait pas permis à tous de s’exprimer, ce qui a suscité de nombreuses manifestations, et bien, je pense qu’une interpellation aussi forte ne restera pas sans lendemain. Et puis, je note l’engagement résolu de l’Europe. Après tout la taxe carbone à l’échelle de la consommation de nos 500 millions d’habitants c’est un axe fort de travail en cours.

Enfin je propose que l’action de chacun se manifeste dans nos territoires, notamment de la part des élus. Il y a un effort à consentir pour un habitat plus resserré des lieux d’activité, plus dense aussi, pour améliorer la dépense publique locale en eau, en énergie, pour repenser les déplacements.

A ce propos une anecdote, lors d’un déjeuner de travail, j’étais la semaine dernière à la table de Benoist Apparu. Entre nous, un acteur important de l’immobilier parisien attirait l’attention du ministre sur la nécessité de construire plus haut à Paris. Je propose alors au ministre que cette économie de la terre foncière soit prise aussi en compte par les élus ruraux. Mon voisin de répondre que cela n’a pas d’importance dans la France rurale. Avant même que je puisse protester, le Ministre a réagi : les zones rurales doivent être vigilantes au gaspillage du foncier, car c’est aussi le coût du transport etc..Etait-ce l’élu local ou le ministre qui s’exprimait ? mais ce fut aussi spontané que sincère.

Alors rêvons grand, loin mais agissons par petits pas, vite et près de chez nous.