« à la lecture de la chronique du 17 février dernier sur la «supercherie de l’évaluation en CE2» de Sylvain Grandserre dans La Toile de l’éducation, je réagis, parce que je suis choquée.
L’évaluation des connaissances en CE2 ou CE1, est une action indispensable. Chef d’entreprise (100 pers.) à Agen, proche, dans certains de mes engagements, de jeunes en situation fragile, j’ai entendu les propos qu’ils me tiennent.
Les difficultés qu’ils rencontrent sont souvent liées au manque de fluidité pour la lecture, l’écriture, voire le calcul. Je me souviens de l’un deux, qui après quelques jours en maison d’arrêt, me disait «Ce qui a fait la différence, c’est que je savais lire et écrire».
Je ne veux pas généraliser ces situations particulières.
Je regrette profondément que les connaissances de tous les enfants ne soient pas évaluées précocement, pour les fonctions de base. A défaut, comment rattraper, progresser, comment accéder au niveau indispensable au «passeport de vie économique et sociale» pour aller plus loin ?
Je n’arrive pas à partager ces émotions à propos de noirs desseins supposés, je souhaite ardemment que nous reconquérions la fierté de la lecture, l’écriture, du calcul en utilisant des moyens simples, les mêmes pour tous, et chacun fera son chemin.