Le premier cercle : la famille.
Comme l’UNAF1 le souligne, l’évolution des structures familiales (désormais 3 puis 4 voire 5 générations sont dispersées sur un territoire plus grand,) a également fait évoluer les conditions dans lesquelles les solidarités familiales s’exercent.
Malgré cela, les études sociologiques et statistiques montrent « qu’un membre de la famille » reste dans un rayon de 5 km. C’est donc la disponibilité qui est en cause. Pour ces raisons, les membres de la famille doivent être relayés quand ils ne peuvent plus être disponibles de manière régulière ni appropriée. La ville du Havre, qui fait une étude minutieuse de la sociologie de la ville, note la diminution et le vieillissement des aidants naturels. Aussi, elle a fait du soutien aux aidants naturels une partie intégrante de sa politique en direction des personnes âgées : formations, conseils, orientations vers les modes de prise en charge temporaire, groupes de parole, …
Autres exemples, Familles rurales a expérimenté, dans la Marne, le « baluchonnage », qui vise à donner du répit aux aidants familiaux (quelqu’un vient les remplacer).
Deuxième cercle : les amis et le voisinage.
Ils constituent le réseau informel d’entraide, avec des liens tissés depuis longtemps par les personnes qui vivent dans le même quartier depuis plus de 10 années. Sigrine GENEST note cependant que ce cercle tend à se restreindre avec l’avancée en âge et la disparition des voisins/amis plus âgés.
Familles rurales a développé un « réseau de voisineurs », un voisinage actif et d’entraide en milieu rural. Ces personnes s’engagent à rendre bénévolement de petits services à leurs voisins âgés, à aller chercher des médicaments ou à déblayer la neige devant la maison en hiver. Cette initiative fonctionne très bien dans la Sarthe, elle pourrait être étendue en Limousin, en Corrèze et en Savoie. Ces « voisineurs » s’engagent par contrat à être formés pour pouvoir alerter la personne sur les risques de chutes qu’elle peut encourir compte tenu de l’état de son logement.
Dans les villes, l’Association « voisins solidaires »2, sensibilise les habitants à l’intérêt du voisinage et anime un réseau de « bon voisinage » visant à développer et renforcer les solidarités de proximité.
L’Assemblée des Départements de France souligne à cet égard le dynamisme des départements ruraux qui sont moins pourvus en équipements mais où la richesse associative et la solidarité familiale sont développées et soutenues par les élus.
Troisième cercle : les personnes-ressources de proximité.
Ce sont les gardiens par excellence, quand il y en a. Comme Philippe PELLETIER3 pour le parc privé, Sigrine GENEST (ACADIE) insiste sur le « pôle de familiarité » représenté par le gardien dans le parc social. Il est le lien entre l’espace privé, celui du logement et le « service social public ».
Comme le disait Michel COQUILLON4 membre du CESE, toutes les solutions, même les plus infimes sont à consolider.
Pour ICADE Solidarité, le gardien représente le volet sécurité et le volet services. Personne connue des habitants âgés, sa présence rassure. Il peut jouer un rôle d’alerte auprès des intervenants (pompiers, police).
Dans ce troisième cercle, nous pouvons également compter les représentants de proximité des bailleurs, présents sur les lieux.
Enfin, un quatrième cercle est constitué des intervenants à domicile et autres partenaires extérieurs, notamment les services des collectivités.
