II – Les pistes innovantes opérationnelles

Selon un sondage réalisé par TNS Sofres, pour la Fondation Caisse d’Epargne et Solidarités en juin 2006, « Logement : entre solidarités et exclusions », plus d’un français sur 6 est confronté au problème du logement pour un proche âgé.

Cela signifie une vraie préoccupation de l’opinion publique, qui rend nécessaire de proposer des solutions innovantes, abordables et reproductibles.

Pour ouvrir cette possibilité, un politique publique de l’adaptation de l’habitat est indispensable car :

  • le parc actuel de logement n’est pas adapté, tant qualitativement, que quantitativement, aux besoins naissants du fait du vieillissement démographique,

  • les revenus des personnes âgées étant amenés à diminuer, ceux-ci ne pourront prendre en charge seuls, les coûts liés à l’adaptation,

  • le caractère adapté des logements est un facteur de prévention des risques et de la fragilité,

  • la coordination avec les autres politiques publiques du vieillissement est à construire,

  • l’adaptation de l’habitat représente un gisement d’activités et d’emplois à valoriser.

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A – La production neuve

Comme nous l’avons précédemment souligné, la production neuve contribue au renouvellement du parc de logements à hauteur de 1% par an. La construction de logements neufs adaptés ne résoudra donc pas à elle seule les besoins liés à l’évolution démographique que nous allons connaître dans les prochaines années. Cependant, il s’agit de concevoir les logements …

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B – Le traitement de l’existant

Au vu des chiffres évoqués précédemment (32 millions de logements existants contre 300 000 à 400 000 nouveaux logements par an), l’enjeu de masse pour l’adaptation se situe dans l’existant. Les contraintes et les objectifs sont différents de ceux de la conception neuve. Il ne s’agit plus en premier lieu de concevoir des logements adaptables …

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C – La contribution des territoires de vie

Le rapport du CAE1 de 2006 intitulé « Vieillissement et territoires en 2030 » rappelle qu’en 2000, les trois quarts des ménages de plus de 60 ans vivant à leur domicile résidaient dans des villes ou dans leur périphérie – ce que l’INSEE désigne comme « espace à dominante urbaine » –, et un quart …

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D – Les accompagnements du bien vieillir à domicile

Après l’adaptation du bâti et des espaces, nous abordons le deuxième volet de la politique du bien vieillir à domicile : celui des services pluridisciplinaires et de l’organisation des réseaux de proximité. Sigrine GENEST (ACADIE) souligne la nécessité d’organiser l’accompagnement des personnes âgées économiquement fragilisées dans le vieillissement à domicile, car celles-ci n’ont pas spontanément …

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E – L’habitat intergénérationnel peut-il être une alternative ?

L’ambition de mettre en « marche » l’intergénérationnel se retrouve aussi bien dans le Plan Bien Vieillir que dans celui sur les services à la personne : les préoccupations politiques y trouvent des solutions, l’habitat y participe. L’intergénérationnel est une ambition légitime pour les soutiens familiaux, qu’ils soient immatériels (garde d’enfants par ex.) ou matériels …

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F – L’adaptation du logement des vieux migrants

Les « Chibanis » arrivés en France au moment de la reconstruction de son économie, ont atteint l’âge de la retraite. Ceci équivaut, souvent, pour eux, en termes financiers, au minimum vieillesse, qui est une prestation sociale et non une pension de retraite. Ceci vaut pour tous les migrants qui n’ont pas la nationalité française. …

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