Cinquième axe : Suggérer une évolution des financements des travaux
L’ambition de rester à domicile nécessite ou d’adapter son logement, ou d’aller vers un logement adapté en qualité de propriétaire ou de locataire. Il convient que les équipements prémunissent aussi des accidents de la vie courante.
La Commission de Sécurité des Consommateurs et l’Agence Nationale des Services à la Personne, associées aux professionnels insistent sur le coût social du risque des accidents de la vie courante à domicile (presque 10000 décès par an pour les plus de 65 ans, après une chute dans leur logement) (annexe 3-5).
Les travaux engagés ont des coûts différents, mais nombre de personnes âgées, ne peuvent y faire face, ou directement ou même en coût résiduel des financements publics. En outre leur âge en fait des emprunteurs atypiques.
L’ampleur de la réflexion engagée vise les projets entrepreneuriaux. Il s’agit là d’une approche différente, même si le vocabulaire est identique, ciblée sur le double enjeu du financement de l’adaptation du logement et de la qualité de propriétaires encore majoritaires chez les plus de 65 ans.
L’ANAH est une référence centrale dans le champ des personnes âgées. L’adaptation aux territoires se fait par le montant des dotations mais l’instruction des dossiers mérite d’être affinée (en marge des commissions), peut-être moins administrative. Quant aux priorités, elles méritent d’être clairement énoncées au public et posées pour une période adaptée aux « temps immobiliers ».
Les seniors propriétaires à 75 % de leur logement, ont, pour une grande part, des revenus excessivement bas. Pour éviter d’une part, un habitat dépourvu de sécurité et d’autre part, la vente du logement pour aller vers le logement locatif social ou privé ou encore vers l’hébergement collectif, la mobilisation de la valeur du bien pour financer l’adaptation et continuer à l’occuper mérite de mobiliser les capacités financières. La profession des notaires peut être un relais, notamment pour les territoires ruraux. Le rapport remis par Claude Taffin et Bernard Vorms à Monsieur le Ministre des Affaires Sociales est illustratif (cf annexe).
Cette proposition est élaborée sur la base d’analyses juridiques et des pratiques des bailleurs sociaux et des syndics de copropriétés afin d’identifier les adaptations juridiques pour permettre le développement d’initiatives de proximité efficaces. Le montant en serait contenu à un maximum de 5 € par mois. En raison des ressources des locataires, cette participation ne serait que contributive, ce montant est inférieur à celui nécessaire pour équilibrer la dépense engagée par la structure, qui porte le service et en finance le coût total.
| « Quatrième axe : Favoriser l'intergénérationnel au sein de l'habitat | Sommaire | Sixième axe : Renforcer la coopération européene » |






