pour un environnement favorable à l’adaptation de l’habitat au défi de l’évolution démographique
Le défi démographique du vieillissement de la population…
- encore majoritairement féminine, presque 60 % des + de 65 ans ;
- plutôt en bonne santé ;
- plutôt urbaine (80%) ;
- dont la durée de vie, après la cessation d’activité, sans incapacité s’annonce plus longue que celle en situation de dépendance ;
- dont la structure des revenus va se dégrader ;
- dont l’environnement familial a évolué ;
- dont le réseau social est structuré ;
- dont l’engagement civique est actif ;
… appelle une réflexion autour de l’adaptation de son habitat, car :
- la proportion de propriétaires y est prépondérante (75% pour les plus de 60 ans, 58% pour l’ensemble de la population) ;
- les plus de 60 ans ont majoritairement une mobilité résidentielle faible ;
- neuf sur dix déclarent vouloir vieillir à domicile, (65 % des plus de 90 ans sont encore chez eux) ;
- l’adaptation du logement constitue une sécurité pour les occupants vieillissants et une prévention contre les risques liés aux fragilités qui apparaissent, naturellement et en dehors de toute pathologie, avec l’âge ;
- le risque a un coût social encore plus élevé avec l’âge ;
- l’adaptation du logement existant peut être réalisée par des professionnels à prix abordables ;
- l’innovation, dans les logements neufs, ou existants, est un service rendu au consommateur et à la compétitivité des entreprises, publiques ou privées.
L’attention des politiques publiques coordonnées par le pôle santé et celui des affaires sociales est encore centrée sur la vieillesse et sur la dépendance. La proposition de ce rapport est de s’inscrire dans une politique d’accompagnement du vieillissement de la génération intermédiaire des plus de 60 ans vers le grand âge. L’habitat y tient un rôle pivot. Les 32 propositions qui suivent visent à :
- différencier clairement la politique du vieillissement de celle de la vieillesse, qui est un risque couvert par la protection sociale ;
- offrir aux acteurs du logement des partenariats avec les filières économiques, en complément de ceux de la santé ou du secteur médico-social ;
- valoriser le bénéfice social de proposer des logements adaptés et évolutifs comme élément de prévention ;
- susciter et encourager l’approche design pour tous, au sens du confort d’usage et d’esthétique partagés ;
- organiser la relation intergénérationnelle au sein des instances de démocratie représentative, professionnaliser les nouveaux métiers,
- valoriser les nouveaux modes de vie ;
… parce que cette génération intermédiaire, c’est : « plus si jeunes, mais pas si vieux ! »

