avr 16 2009

Le plan de relance européen, une affaire à saisir

Si la crise n’épargne aucune économie européenne, les pays qui n’ont pas l’Euro comme monnaie, notamment les nouveaux pays membres, comme la Hongrie, sont particulièrement exposés.

L’Union Européenne a défendu au G20, la réforme du système financier, le renforcement du contrôle des banques et des fonds spéculatifs, comme je l’ai déjà évoqué. Cela ne suffit pas !

Le plan de relance pour sortir de la crise, approuvé par le Conseil européen des chefs d’Etat en décembre dernier, ce sont 200 milliards d’argent frais.
Il est grand temps ! Mais qu’est ce que cela signifie ?

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170 milliards correspondent aux plans de relance nationaux, la différence est la part apportée par le budget européen pour cofinancer des investissements au service d’une croissance plus verte et durable : des emplois de meilleure qualité dans des secteurs d’avenir en sollicitant le FEDER, fonds européen de développement régional, le FSE fonds social européen, ou encore les prêts de la Banque européenne d’investissement.

Les grands objectifs demeurent : investir dans les infrastructures de transports, d’énergie, mais aussi l’accès internet à haut débit, la formation, la reconversion professionnelle pour les secteurs les plus touchés, l’aide à la création d’entreprises…

En cofinançant des projets dans les 27 pays et en particulier dans les territoires en difficulté, l’Europe épaule chaque politique nationale dans une logique de cohésion sociale et territoriale.

Mais souvenons-nous aussi d’un fonds particulier mis en place en 2007 : le Fonds d’ajustement à la mondialisation. Il finance des plans d’aide destinés aux salariés touchés par les licenciements liés à la mondialisation. Ceux de l’industrie automobile espagnole et du textile italien vont en bénéficier. Il pourrait en être de même pour la France si elle propose un plan d’aide ciblé à la Commission européenne.

Voilà des sources concrètes de financement possibles que l’Europe met à disposition des Etats. Une affaire européenne à saisir ? Pourquoi pas, rien n’est superflu lorsque les défis à relever sont aussi grands !

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