fév 11 2009

La République Tchèque, trouble-fête de l’Europe?

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De janvier à juin 2009, le Conseil de l’Union Européenne sera présidé par la République Tchèque, république de 10 millions d’habitants, indépendante depuis 1993, après sa scission avec la Slovaquie.
Sa notoriété tient aussi à 7 millions de touristes qui découvrent la Bohème ou Prague, élégante et musicienne, empreinte de l’image de Vaclav HAVEL, homme de paix et de liberté, premier Président de 1993 à 2003.
Mais le nouveau Président, Vaclav KLAUS, élu par le Parlement, n’a pas la compétence de la politique européenne. Cependant, il répète à l’envi son hostilité à l’Europe : pas de drapeau européen sur le château présidentiel, il vient de quitter son parti pour fonder avec un milliardaire Irlandais un parti anti européen …
Même si la Banque Européenne d’investissement va prêter 100 millions d’Euro à la Banque Thèque d’Equipement en faveur des PME ! Vaclav KLAUS, libéral intégriste, nie la vérité du réchauffement climatique, souhaite des boucliers anti-missiles américains sur son sol, quand l’Europe vient de bâtir une défense européenne et le catalogue peut être long.
Le peuple Tchèque, lui, est loin de ces excès, observateur vis-à-vis de l’Europe puisqu’au cours du 20e siècle son pays a été soumis à la domination successive de Vienne, Berlin puis Moscou. Mais les Thèques ont voté par référendum leur adhésion à l’Europe au 1er Mai 2004 !
L’enjeu de l’Union Européenne est de créer une Europe Economique, mais aussi une Europe Sociale facteur de stabilité et de confiance pour les habitants.
A force de provocation, Vaclav KLAUS est moins prophète en son pays, et le Parlement qui s’apprête à ratifier le Traité de Lisbonne en février lui soumettra à sa signature : signera, signera pas ?, ce sera un moment de vérité !
La République Tchèque ne mérite pas d’être considérée comme le trouble-fête de l’Europe.
Il faudra beaucoup de talent au premier Ministre, Mirek TOPOLANEK et au Vice-premier Ministre, Alexandr VONDRA, pour tenir entre ambition, équilibre et compromis le programme des 6 mois focalisé sur l’emploi et la politique sociale. Et ensuite la Suède prendra le relais au 1er juillet 2009.
Ce sera déjà une autre histoire.

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