La cohésion territoriale… équilibre de la vie locale
Combien d’impôt supplémentaire accepterez-vous de supporter pour que le service postal continue quotidiennement dans les plus petits villages ?
Quel surcoût serez-vous prêt à payer pour que les troupeaux continuent de paître dans les estives, nos pâturages d’été ?
Combien de minutes accepterez-vous de perdre pour que le TGV s’arrête deux fois en chemin pour permettre aux chefs d’entreprise d’Agen ou de Dax d’accéder rapidement à la capitale ?
Comment relier Paris, Bordeaux, Madrid, Lisbonne sans oublier les réseaux régionaux et les arrière-pays ?

Pourquoi toutes ces questions ?
Parce que la cohésion territoriale, c’est ça !
Avec le traité de Lisbonne, l’Union Européenne renouvelée après le scrutin, devra veiller à la cohésion économique, la cohésion sociale et à la cohésion territoriale.
Ce ne sont pas des mots : réduire les écarts de richesses entre les régions fortement urbanisées qui attirent investissements, entreprises donc écoles, universités et emplois et les régions moins peuplées qui ne peuvent garantir un accès équivalent à la prospérité espérée. Voila l’enjeu !
La cohésion sociale, encore plus indispensable en période de crise économique, a destin lié avec la cohésion territoriale, car le grand équilibre régional c’est aussi pouvoir conserver le tissu des entreprises, petites, grandes, privées, publiques mais toutes source d’emplois.
Alors oui ! Équité, solidarité, diversité : tout le monde est d’accord – mais en arriver à la traduction budgétaire devient plus délicat évidemment.
La Commission Européenne a préparé le débat : un livre Vert en octobre 2008, un livre Blanc, en préparation sur la cohésion territoriale dont la consultation publique est close depuis samedi, et s’ouvre là l’un de nos plus beaux enjeux de solidarité européenne.
Eh bien à suivre, sans modération !
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