Articles dans la catégorie : Revue de presse


juil 01 2010

Dépose vélo du dimanche 20 juin à Marmande

Ça y est, Fées du Sport est désormais aussi à Marmande ! Rendez-vous le 12 septembre pour la 1er « fais don du vélo » à Marmande.

Voici un article paru dans le Sud Ouest lundi 21 juin 2010 :

Un dépose-vélo pour ceux qui n’en ont pas

Initiation à la sécurité routière à vélo.

L’association agenaise Fées du vélo organisait hier une opération « dépose-vélo » sur le parking de la Filhole, associée à une action de sensibilisation à la Sécurité routière. Le principe ? Ceux qui ont des vélos dont ils ne se servent pas sont encouragés à les donner.

Une quarantaine de vélos ont été récoltés. Ils seront réparés puis offerts à des personnes qui n’ont pas de moyen de locomotion pour aller travailler ou participer à des activités récréatives.

Par ailleurs, l’association a signé une convention avec la municipalité pour créer une antenne marmandaise et une personne devrait être embauchée pour réparer les vélos. Des opérations identiques vont être organisées dans les mois à venir. Photo R. G.

Et encore 2 photos :

Initiation à la sécurité routière à vélo

Initiation à la sécurité routière à vélo

Signature d'une convention de partenariat entre Fées du sport et la ville de Marmande

Signature d'une convention de partenariat entre Fées du sport et la ville de Marmande

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juin 14 2010

Remise du rapport « Bien vieillir à domicile » à Benoist Apparu

Comme vous avez pu le lire dans une indiscrétion sur ce blog, à la suite de mon premier rapport ministériel (L’adaptation de l’habitat au défi de l’évolution démographique : Un chantier d’avenir) remis en octobre 2009, Benoist Apparu, secrétaire au logement et à l’urbanisme m’en a confié une seconde. Ce second rapport était dans la continuité du premier. En effet, l’objet était de proposer, pour l’habitat, des cadres opérationnels pour « bien vieillir à domicile », avant les situations de grande dépendance.

Le second rapport est consultable en ligne en intégralité avec les annexes : Bien vieillir à domicile : Enjeux d’habitat, enjeux de territoires.

Résolument travaillé avec les partenaires qui se sont engagés, sans solliciter aucune contribution publique, le Ministre a bien accueilli les 12 propositions ( communiqué de presse )

30 journaux ou sites d’informations spécialisés ont relayé la démarche.

Douze propositions pour adapter le logement au vieillissement de la population
2 juin 2010

PARIS — Douze propositions ont été soumises mercredi au gouvernement pour adapter, sans aide supplémentaire de l’Etat, les logements au vieillissement de la population française qui compte déjà 4 millions de propriétaires occupants de plus de 65 ans.

Le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, à qui a été remis le rapport de Muriel Boulmier, vice-présidente de la Fédération des sociétés anonymes d’HLM, a souhaité que deux de ces douze mesures soient mises en oeuvre rapidement pour faciliter le maintien à domicile d’un maximum de personnes âgées.

Tout d’abord « le repérage et la définition des besoins d’adaptation des logements, notamment en milieu rural », a indiqué M. Apparu, au cours d’une conférence de presse.

Le secrétaire d’Etat au Logement a demandé à l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de superviser cette disposition qui devra « s’inscrire dans le cadre du repérage prévu pour lutter contre la précarité énergétique ».

L’Anah s’est vu doter récemment de 500 millions d’euros sur la période 2010-2017 pour un programme destiné aux propriétaires occupants modestes afin de les inciter à effectuer des travaux simples comme l’isolation des combles et le remplacement des anciennes chaudières.

Pour rassurer les personnes âgées, souvent méfiantes devant les devis que leur soumettent les artisans, M. Apparu a souhaité également généraliser la « labelisation » des artisans qui acceptent de suivre des cyles de formation sur l’adapation des logements des personnes âgées, une démarche actuellement menée par la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment).

Les entreprises ainsi « labelisées » seront repertoriées dans un annuaire diffusé auprès du grand public.

Parmi les autres propositions, la plus novatrice est la possibilité de transférer le crédit d’impôt ouvert aux personnes âgées à leurs descendants qui financent les travaux de « maintien à domicile ». Mais cela nécessite l’accord des ministères des Finances et du Budget.

Le Ministre Benoist Apparu a  remercié les partenaires économiques qui se sont publiquement engagés au cours des auditions pour la mise en œuvre des propositions.

La remise du rapport :

Commentaires du rapport par Benoist Apparu :

… Première remarque, c’est qu’on a une approche qui est là une approche partagée. Madame Boulmier à évidemment fait des auditions. 150 Auditions je crois, mais pas simplement des auditions. C’est-à-dire qu’elle a commencé d’ores et déjà à faire partager ses propositions pour pas simplement avoir un rapport et ensuite avoir le commentaire des uns et des autres. J’aime, j’aime pas. Et a entrainé des négociations sur les 12 propositions. Mais les propositions celles qui contiennent les professionnels par exemple sont d’ores et déjà partagés par les professionnels et c’est d’ailleurs la présence aujourd’hui avec nous de la CAPEB, avec notamment le président de la CAPEB de l’Eure qui nous expliquera tout à l’heure sa démarche. Le représentant de l’ANAH Laurent GIROMETTI. Le CSTP avec son président. Et bien évidemment l’USH avec Pierre QUERCY.
Là vous avez déjà quatre partenaires qui partagent les propositions qui ont été faites, ils nous en dirons un mot tout à l’heure. Tout ça pour vous dire que ça vas évidemment nous faciliter le travail pour transformer les 12 propositions en actes concrets. Parce que les rapports c’est toujours intéressant. Si c’est pour qu’ils finissent dans un tiroir, on se sera tous fait plaisir, il y aura eu plein de boulot, plein d’autres missions, mais l’efficacité sera pas au rendez-vous. Et donc l’idée c’est non seulement d’éviter de mettre les 12 propositions dans le tiroir.  [...]  On a là 12 propositions qui sont pas chacune un appel budgétaire.

C’est-à-dire qu’on est clairement, vous savez les uns les autres, engagés dans une période où la dépense fiscale, où la dépense budgétaire n’est pas le truc à la mode. Et donc il faut qu’on invente d’autres types de solutions sans avoir en permanence uniquement la réflexion tiroirs-caisses, en disant comment on fait pour en rajouter encore ?
Là on a effectivement des propositions qui rentrent dans ce cahier des charges. ça veut pas dire qu’il faut s’interdire de penser un dépense publique à un moment où à un autre parce qu’elle peut être super efficace et effectivement apporter des choses mais c’est pas le seul angle d’attaque qu’il nous faut développer en permanence et je voulais évidemment insister là-dessus. …

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juin 03 2010

Pistes pour un vieillissement réussi à domicile

Voici un article paru dans Libération jeudi 3 juin 2010.

Le chiffre surprend: 85% des personnes de plus de 90 ans vivent chez elles, alors qu’à leur âge, on les imagine en maison de retraite ou dans des structures spécialisées. Il prédomine chez les gens âgés une aspiration profonde à « vieillir à domicile », pointe un rapport (1) remis hier au secrétaire d’État au logement, Benoist Apparu, et à sa collègue, Nora Berra, en charge des Aînés au sein du gouvernement. Mais rester chez soi comporte des risques: 9 600 personnes âgées meurent chaque année des conséquences d’un accident domestique, et on compte pas moins de 125 000 hospitalisations, dues souvent à des chutes. Le rapport porte précisément sur la question de l’adaptation de l’habitat au vieillissement. Il liste douze propositions, notamment sur l’évaluation des risques, les aménagements nécessaires à l’intérieur des logements comme dans les parties communes des immeubles, et donne des pistes afin de mobiliser des financements pour faire face aux coûts des travaux. T.S.

(1) Bien vieillir à domicile. Enjeux d’habitat, enjeux de territoires, par Muriel Boulmier.

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mai 07 2010

Chantier Jeunes VVV

« Le chantier jeune, une expérience comme je les aime. Deux équipes de 5 jeunes, qui ont travaillé et ont su garder le sourire, un encadrant qui a le savoir-faire pour donner l’amour des jeunes au travail et un jaune flamboyant qui donne toute la joie à ce local. »

Le « chantier jeunes » dans la presse :

Les jeunes ont livré le chantier rue des Remparts – Sud-Ouest
Ciliopée et les jeunes – Petit Bleu – La Dépêche

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avr 28 2010

« Le champ de bataille est toujours le corps féminin »

Article paru le 18/12/2009 sur Le Point :

Henry Laurens, historien du monde arabe et professeur au Collège de France, appelle à la prudence face à l’islam.
Propos recueillis par Catherine Golliau

Henry Laurens, Le Point : En tant que spécialiste du monde musulman, comment jugez-vous le débat sur l’identité ?

Henry Laurens : Nous sommes face à un changement de définition de l’espace public. Au lendemain de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, le Conseil d’Etat a autorisé les catholiques à organiser des processions dans la rue, considérée comme un espace partagé, mais a interdit les crucifix dans les tribunaux, espace régalien, celui de l’Etat. Aujourd’hui, nous avons tendance à confondre espace public et espace partagé. L’Etat a le droit d’interdire à une jeune fille de porter un voile dans un lycée, car c’est un espace régalien. Mais dans la rue, dans les cafés, des espaces partagés, il ne peut évidemment en être de même.

Mais les minarets ?

La règle est que nous les acceptons comme symbole religieux, mais qu’en soit interdite la fonction : l’appel public à la prière.

Mais les cloches des églises sonnent. L’acceptez-vous parce la France est de culture chrétienne ?

Les cloches ont été laïcisées depuis qu’elles servent à marquer l’heure légale. Quant à l’Histoire, « elle n’est pas notre code », a dit le révolutionnaire Rabaut-Saint-Etienne lors des débats de la Constituante : elle ne doit pas guider notre conduite. La notion de « racines chrétiennes de l’Europe » n’est qu’une création récente : pour les Lumières, nous étions les descendants de Rome et de la Grèce. Pour Condorcet, le mouvement de l’Histoire était celui de la libération de la religion. Il aurait été absurde pour les pères fondateurs de la IIIe république de faire référence au christianisme ! Reconnaître la généalogie judéo-chrétienne de l’Europe est certes essentielle pour lutter contre l’antisémitisme implicite du christianisme, mais, comme toute généalogie, elle est par ailleurs exclusive. En l’adoptant, on fait passer à la trappe l’importance du couple Grèce-Rome, fondamental pour la conception de la République française. Et les musulmans ne s’y sont pas trompés : ils nous ont accusés de vouloir les exclure. La culture islamique s’est nourrie en effet de sources grecques.

Faut-il pourtant voir en l’Islam le seul transmetteur à l’Occident des textes antiques, comme certains le soutiennent ?

Il faut se méfier d’une vision finaliste de l’Islam dont on ferait un transmetteur de civilisation pour l’Europe. Ce serait conditionner la pensée islamique en fonction de la pensée européenne. En fait, l’Europe s’est inspirée de certains contenus intellectuels venus de l’Islam, comme les commentaires d’Averroès sur Aristote. Mais les Arabes ne les ont pas produits pour nous…

Mais comment expliquer le décalage culturel entre l’Occident et l’Islam en tant que civilisations productrices de savoir ?

La pensée s’exprime en fonction de ses modes de production. Il est légitime de comparer les pensées médiévales islamique et européenne, car elles s’expriment dans le même type de support, le manuscrit. A partir du XVe siècle, quand l’Europe passe à l’imprimerie, on n’est plus dans le même univers mental ni dans le même rythme d’accumulation des connaissances. Ainsi, l’Europe commence à imprimer des livres en arabe dès le XVIIe siècle, mais les mêmes ne le seront dans l’Empire ottoman que deux siècles plus tard. L’Islam est resté jusqu’à la fin du XVIIIe siècle dans une culture du manuscrit. Seuls sont recopiés les textes considérés comme importants et le savoir est réservé à une élite. L’Islam chiite va continuer à produire de grands penseurs, notamment du XVIe au XVIIIe siècle, mais, du fait de cette culture du manuscrit, ils sont peu connus. Même si des orientalistes les ont étudiés, ils ne font pas partie de notre généalogie intellectuelle.

Ce retard technique explique-t-il l’absence d’une véritable lecture critique des textes religieux ?

D’une certaine manière, oui. L’imprimé, parce qu’il permet la production de masse, favorise la comparaison et la critique. Au début du XXe siècle, durant ses études à Qom, en Iran, le futur imam Khomeyni s’imprégnera de la lecture des néo-platoniciens grecs, en particulier le pseudo-Aristote : des textes dont l’Occident savait depuis des lustres qu’ils avaient été faussement attribués à Aristote… Les Iraniens utilisaient une tradition manuscrite qui ignorait les travaux européens depuis la Renaissance.

Pourtant, au XIXe siècle, et principalement en Egypte, l’Islam a connu une véritable révolution intellectuelle avec la « Nahda », la « renaissance », ce mouvement réformateur qui suit la conquête coloniale…

C’est alors justement que la société islamique bascule dans l’imprimé. On redécouvre le patrimoine intellectuel, on imprime les grands classiques, Averroès, Avicenne, Ibn Arabi… On adapte les acquis de la culture européenne en fonction de l’héritage intellectuel musulman. Mais c’est aussi à partir de là que certains veulent réformer l’islam pour revenir à l’esprit des anciens, et non à la lettre. Ce mouvement dit salafiste va s’inspirer du modèle de la réforme protestante.

Pourquoi ?

Le protestantisme est plus proche de l’islam que le catholicisme. Au XVIe, d’ailleurs, les catholiques traitent le protestantisme de « turco-calvinismus », du fait de son iconophobie. L’une et l’autre ne croient pas en la sacralité des prêtres : le pasteur comme l’ouléma n’est qu’un maître en science religieuse. Ils ont aussi une approche très libérale de l’argent et n’ont rien contre le commerce. Il faut se réaliser sur terre. Des études montrent ainsi que les téléprédicateurs égyptiens ne sont pas très différents des téléprédicateurs protestants américains.

Et avec les nouveaux médias les musulmans peuvent aussi se passer des exégètes…

Oui, chacun peut prendre un Coran et dire ce qu’il veut. Mais les médias de masse sont arrivés en Islam dans des pays où beaucoup étaient encore peu ou pas alphabétisés : l’exégèse a décliné et l’approche littéraliste, brute de décoffrage, s’est développée. Un musulman « littéraliste » comme un islamophobe peuvent avoir la même approche. L’un justifiera la guerre sainte au nom du Coran, l’autre rejettera l’islam à cause d’elle…

Péché d’ignorance…

De fait, on connaît mieux en France l’islam que le christianisme. Le niveau de culture chrétienne de l’étudiant standard en France est quasi nul, de sorte que notre patrimoine occidental n’est plus lisible. C’est d’ailleurs cela qui nous gêne dans l’islam : il existe ! Les Européens qui ont l’impression d’avoir rendu la religion inoffensive ont face à eux un islam qu’ils ressentent comme étant encore à l’état sauvage.

Le traitement de la femme n’incite pas à parler de civilisation…

Le champ de bataille religieux est toujours le corps féminin. Si l’Occident peut se permettre de dévoiler ses femmes, c’est parce qu’elles ont justement domestiqué la religion. Si les bonnes catholiques vont à la messe, elles n’admettent pas que le pape leur interdise l’usage de la pilule. Mais, en Islam, les premières à défendre le voile, ce sont généralement les filles. Il existe une relation complexe au niveau anthropologique entre le religieux et le féminin. Le judaïsme orthodoxe a ainsi le même rapport à la femme que l’islam orthodoxe, et rappelez-vous Tartuffe…

Vous relativisez beaucoup…

C’est essentiel. Le discours sur l’islam est confus, parce que sa réalité est complexe. Pour les religieux et les autorités administratives, il n’est qu’un Islam, unique partout dans le monde, mais il existe une différence considérable entre un musulman arabe, africain ou européen. On ne peut réduire les sociétés musulmanes à l’islamisme politique qui s’est développé depuis la révolution iranienne de 1979. Des djihadistes façon Ben Laden sont des nihilistes dont le niveau de culture islamique est à peu près égal à zéro. Il faut relativiser. Dans les années 70, mes maîtres croyaient dur comme fer que le croyant cédait la place au citoyen. Et est arrivée la révolution islamique ! Ne faisons pas la même erreur en voyant définitivement des islamistes partout.

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