Une journée européenne
Après l’Assemblée nationale, retour à Agen, un temps de respiration. Le souffle de l’entreprise me permet de me ressourcer… Et me voilà repartie pour Bruxelles. Read more »
Après l’Assemblée nationale, retour à Agen, un temps de respiration. Le souffle de l’entreprise me permet de me ressourcer… Et me voilà repartie pour Bruxelles. Read more »
Article publié sur SeptJour.fr :
Devant les Parlementaires de l’Intergroupe URBAN au Parlement Européen, Muriel BOULMIER a présenté ses
travaux sur le vieillissement et ses conséquences sur le futur des villes.
Quelques chiffres simples montrent que dans juste un peu plus de 20 ans, les + 65 ans seront plus nombreux que
les moins de 15 ans, aussi bien en France qu’en Europe. Mais la vieillesse n’est plus ce qu’elle était en 1950 :
l’âge de la retraite était à 65 ans, quand l’espérance de vie des hommes était de 62 ans.Aujourd’hui, nous vivons plus longtemps mais en bonne santé, donc, le vieillissement plus long, repousse l’âge
de la vieillesse. Pourtant, l’âge de 60 ou 65 ans demeure celui de l’ouverture des droits liés à l’âge : les cartes de
réduction SNCF, les pensions… Aussi cette borne de l’âge est encore collectivement ressentie comme synonyme
de vieillesse. Mais, ce n’est plus vrai !Les modes de vie et d’habitat ont changé en Europe, en France, en Lot-et-Garonne.
En Lot-et-Garonne, plus de 90 000 habitants ont plus de 60 ans, presque un tiers de notre population !
Révolution silencieuse de l’âge, lente à percevoir pour les politiques publiques, l’évolution démographique presse
les territoires à réagir dans l’urgence.90% des personnes âgées veulent vieillir à domicile, dans leur environnement familier et… le font : 90 % des 90
ans et plus vivent encore chez eux, un centenaire sur deux !Mais se pose la question du confort et de la sécurité face au fléau notamment des chutes à domicile. Dans ce cas,
le défaut d’adaptation des logements oblige souvent au déménagement. Mais pour aller où et à quel prix ?C’est une difficulté que connaissent tous les pays européens aussi bien dans leurs territoires ruraux que dans les
villes. C’est vrai en France et en Lot-et-Garonne. Majoritairement propriétaires de leur maison, les personnes
âgées retraitées agricoles pour beaucoup, ont des ressources trop faibles pour financer le « reste à payer » des
maisons de retraite, même après les aides publiques. Et l’offre abordable est insuffisante.Le surcoût pour les finances publiques, d’une maison de retraite est de 1 800 € par an, hors soins médicaux, le
coût moyen de l’adaptation est entre 3 000 et 4 000 € (toilettes, salle de bains, cuisine, électricité).Dès lors que la contribution publique permet de gagner plus de 18 mois à 2 ans à domicile, tout le monde est
gagnant. L’Europe a pris en compte le défi climatique et a permis le financement de l’efficacité énergétique dans
les logements, le défi démographique du vieillissement est comparable.Riche de l’observation de sa région et des 150 auditions menées pendant les deux missions ministérielles, Muriel
BOULMIER a fait une proposition.Devant le Président Jan OLBRYCHT, la Vice-Présidente Sophie AUCONIE, les parlementaires, et, les
représentants de la Commission Européenne, Muriel BOULMIER a proposé que les négociations sur les
financements FEDER prennent en compte l’adaptation du logement pour les personnes âgées à petites
ressources.Le débat a été favorable à la proposition.
Pour nos territoires ruraux c’est un impératif. Avec une politique bien organisée qui a donné confiance aux
familles, le Limousin, région la plus vieille de France a réussi à accroître sa population.
Le vieillissement est une chance, gisement d’emplois et d’initiative, le logement participe aux solutions.
La stratégie 2020 se substitue depuis mars à la stratégie Lisbonne publié en 2010. Les documents « stratégie » de l’Union Européenne définissent les axes de développement des 10 ans à venir. 2010 pour Lisbonne, 2020 pour stratégie 2020. En outre en mai dernier, le groupe de réflexion au Conseil européen sur l’avenir de l’UE à l’horizon 2030 a publié un rapport sur les défis à relever et les chances à saisir.
Ces deux documents qui définissent les orientations futures de l’Europe ont noté que le vieillissement de la population est un défi à relever par l’Union Européenne. En outre, le 21 octobre prochain, le conseil de l’Union Européenne à inscrit à son ordre du jour 2012 “année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle”.
Voici ci-dessous quelques extraits d’Europe 2020 et Projets pour l’Europe à l’horizon 2030, mais je vous invite surtout à lire ces deux documents européens. Bonne lecture…
« Il faut garantir à tous un accès et des perspectives tout au long de la vie. Pour relever les défis du vieillissement de la population et d’une concurrence mondiale toujours plus dure, l’Europe doit exploiter pleinement son potentiel de main-d’œuvre. Des mesures favorisant l’égalité entre les hommes et les femmes seront nécessaires pour améliorer la participation au marché du travail et, ainsi, alimenter la croissance et la cohésion sociale. »
« La lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale et la réduction des inégalités en matière de santé devront faire l’objet d’un effort considérable afin de permettre à tous de partager les fruits de la croissance. Il sera également essentiel d’être en mesure de promouvoir la bonne santé et l’activité d’une population vieillissante de manière à favoriser la cohésion sociale et une productivité plus élevée. »
« Les Européens doivent s’attaquer au défi démographique de l’Union. Si aucune mesure n’est prise d’urgence, nos sociétés vieillissantes feront peser une pression intenable sur nos systèmes de retraite, de santé et de protection sociale et compromettront notre compétitivité économique. Il faut, en priorité, accroître la proportion de femmes dans la population active, favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, réformer notre conception de la retraite pour qu’elle soit envisagée comme un droit et non comme une obligation et définir une politique de l’immigration plus anticipatoire, correspondant à nos besoins en termes de démographie et de main d’œuvre. »
« Face au vieillissement de la société, qui comptera près de deux fois plus de personnes âgées de plus de soixante-cinq ans par travailleur qu’aujourd’hui, les États membres de l’UE devront consentir un effort considérable pour assurer le financement des régimes de sécurité sociale et maintenir au travail les personnes plus âgées. »
A lire également page 25 : “Le défi démographique : vieillissement, migration et intégration”.
Jeudi 1er juillet 2010, la présidence de l’Europe a tourné et c’est la Belgique qui a pris les rênes de l’Europe pour 6 mois. Malgré le pessimisme de certain sur la capacité de la Belgique a assumer son rôle, c’est avec confiance qu’elle débute cette présidence.
Bruxelles entend mener une présidence modeste, mais passer d’une Europe de la parole à l’action comme l’a affirmé Olivier Chastel (secrétaire d’État belge aux Affaires européennes).
Les grands chantiers pour cette présidence sont :
En décembre dernier, l’Union Européenne a adopté le « paquet Énergie-Climat », en donnant des objectifs chiffrés ambitieux pour 2020 avec toute une combinaison de 20 : 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre, 20 % de consommation d’énergies renouvelables et, 20 % d’économies d’énergies, le tout en 2020.
A nous d’être européen. Si l’Europe s’organise, c’est 500 millions d’habitants qui peuvent sortir de la crise. C’est un rempart collectif qui protège chacun d’entre nous.
23 millions de PME et TPE, 41 000 grandes entreprises : une proportion de 99.8 %.
Le Small business Act européen, adopté en 2008, calqué sur le modèle américain, vise à simplifier le quotidien des petites entreprises, créateurs nets d’emplois, afin de libérer leur potentiel de croissance et d’emplois et d’exploiter pleinement leurs capacités d’innovation.
Concrètement, le SBA se traduit par :
Le SBA européen reflète la volonté de la Commission de reconnaître le rôle essentiel joué par les PME dans l’économie européenne. Il établit, pour la première fois, un cadre politique global pour l’Union européenne et les États membres. Récemment il a proposé de dispenser les micro-entités de l’obligation d’établir des comptes annuels. Le Parlement européen adopte la proposition avec 2/3 des voix.
Aux pays membres de transformer la décision européenne en « loi nationale » s’ils le veulent.
http://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/small-business-act/index_fr.htm