Grand emprunt et sommet de Copenhague
Des grandes nouvelles de la semaine, je retiendrai l’absolue nécessité de ne pas construire des espoirs si leurs réalisations sont incertaines.
Le grand emprunt : Plusieurs mois de débat, des propositions qui filtrent, et enfin les décisions. L’une emblématique, le financement des Universités. Si je choisis ce raccourci, c’est parce que c’est ainsi que les jeunes l’ont entendu. Ça fait bien longtemps que l’actualité politique ne les avait pas interpellés.
En ce qui me concerne j’en suis heureuse. A nous maintenant de leur montrer qu’ils ont raison de croire.
Copenhague : combien de temps que rêves et espoirs se partagent pour savoir vers quel horizon ce sommet nous conduira enfin, tous d’accord autour d’un vrai projet pour le Monde.
En France, le Grenelle de l’environnement nous avait préparé, en mixant réflexion, concertation, proposition et même réglementation avec des objectifs précis.
Et puis voilà, Copenhague, c’est se confronter à la réalité du monde, à sa diversité, notamment d’intérêts et donc de préoccupations. La frustration qui s’est exprimée est à la hauteur des espoirs qui s’étaient cristallisés.

Pourtant, même si je regrette qu’une politique commune n’ait pas pu être offerte, même si je regrette que l’organisation n’ait pas permis à tous de s’exprimer, ce qui a suscité de nombreuses manifestations, et bien, je pense qu’une interpellation aussi forte ne restera pas sans lendemain. Et puis, je note l’engagement résolu de l’Europe. Après tout la taxe carbone à l’échelle de la consommation de nos 500 millions d’habitants c’est un axe fort de travail en cours.
Enfin je propose que l’action de chacun se manifeste dans nos territoires, notamment de la part des élus. Il y a un effort à consentir pour un habitat plus resserré des lieux d’activité, plus dense aussi, pour améliorer la dépense publique locale en eau, en énergie, pour repenser les déplacements.
A ce propos une anecdote, lors d’un déjeuner de travail, j’étais la semaine dernière à la table de Benoist Apparu. Entre nous, un acteur important de l’immobilier parisien attirait l’attention du ministre sur la nécessité de construire plus haut à Paris. Je propose alors au ministre que cette économie de la terre foncière soit prise aussi en compte par les élus ruraux. Mon voisin de répondre que cela n’a pas d’importance dans la France rurale. Avant même que je puisse protester, le Ministre a réagi : les zones rurales doivent être vigilantes au gaspillage du foncier, car c’est aussi le coût du transport etc..Etait-ce l’élu local ou le ministre qui s’exprimait ? mais ce fut aussi spontané que sincère.
Alors rêvons grand, loin mais agissons par petits pas, vite et près de chez nous.
Pas encore de réaction à propos de : Grand emprunt et sommet de Copenhague
Flux RSS des commentaires de cet article.





